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[Portrait] Famille Van Belle, un duo Père & Fils Entrepreneurs !

A la rencontre de Eddy et Cédric Van Belle, une histoire de famille,  un duo Père & Fils, Entrepreneurs passionnés par des collections parfois incroyables qu’ils font vivre dans des musées qu’ils exploitent à travers le monde.

Eddy et Cedric Van Belle

Un duo Père & Fils Entrepreneurs depuis maintenant 13 ans, voici leurs parcours :

eddy van belle

A propos de Eddy Van Belle  Président du Conseil d’Administration du Groupe Puratos, société spécialisée dans la production et commercialisation de produits semi-élaborés pour les boulangers, pâtissiers et glaciers, leader dans son domaine. Avec des filiales dans 63 pays et 7200 salariés, le chiffre d’affaires du Groupe est de 1,5 milliards d’euros.

Ce chef d’entreprise collectionneur infatiguable est également le créateur de nombreux musées : les musées Choco-Story de Bruges, Prague et Paris ; le musée de l’éclairage Lumina Domestica à Bruges, qui possède la collection de lampes anciennes la plus importante au monde (plus de 6000 pièces) ; mais aussi le seul et unique musée de la frite au monde, le Frietmuseum, à Bruges.

Par ailleurs, Eddy Van Belle est initiateur du fonds de développement du cacao. Un fonds qu’il dit « modeste, à la hauteur des moyens dont peut disposer un musée privé« , mais qui permet d’apporter de l’Aide au Cameroun, au Venezuela à la coopérative Chocolates Paria,  à la coopérative de Soconusco pour le redéploiement du « cacao real ». Et aussi de réaliser des publications, telles que l’Etude des habitudes alimentaires et culturelles des indiens Kuna du Panama, le livre Kuna Kakao et le livre Maya Kakaw…

Cedric Van BelleA propos de Cédric Van Belle
Après des études d’ingénieur commercial à Solvay Bruxelles dont il a été Diplômé en 2000, Cédric a passé 3 années chez Cybertech en tant que spécialiste en installation de programmes SAP et plus spécifiquement CRM.
Depuis 2003, il a rejoint l’aventure familiale et son père, en tant que   directeur de Choco-Story, Frietmuseum et Lumina Domestica à Bruges.
Et depuis 2014 Co-directeur de Choco-Story Bruxelles.

 

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette entreprise ?

Eddy Van Belle : L’activité musées est née lorsque nous avons réfléchi quant à l’avenir de la collection de lampes et luminaires. Nous voulions que ces 6500 lampes qui retracent l’histoire de l’éclairage de l’époque Magdalénienne en passant par l’Egypte, la Grèce, Rome, le Moyen Age à nos jours, restent ensemble. La valeur sentimentale est forte ainsi que la valeur historique et culturelle. C’est le plus important ensemble d’anciens luminaires au monde.

Cédric Van Belle : Sans être passionné par la collection de luminaires de mon père, je trouvais dommage de ne pas mettre ce patrimoine en valeur et surtout de courir le risque un jour de voir éparpiller la collection.
Ayant convenu avec mon père que je monterai et lancerai le musée de l’éclairage, le hobby du père est devenu le travail à plein temps du fils. Et au fil du temps nous y avons ajouté d’autres activités muséales.

Le « pitch » de votre business aujourd’hui ?

Eddy & Cédric : Nous donnons aux visiteurs de nos musées la possibilité d’une part d’en apprendre un peu plus sur un sujet spécifique (le chocolat, la pomme de terre et la frite, l’éclairage domestique) et par ailleurs de vivre pendant la visite quelque chose de spécial qui leur laissera un souvenir particulier. Le visiteur doit avoir vécu quelque chose qui ne le laisse pas indifférent.

Votre vision du management ?

Eddy : Une entreprise naît grâce à l’initiative de son créateur, et se développe au travers de la motivation et de la passion partagée avec son personnel et existe de par les clients qui s’intéressent à ses produits.
Nous gérons les musées comme une entreprise, avec budget et comptes de pertes et profits et des réunions de management tout au long de l’année.
Nous sommes près de notre personnel.  Nous donnons priorité à la qualité du travail et apprécions et récompensons les idées et innovations. Nous sommes attentifs au bien-être de notre personnel (assurances complémentaires, fête du personnel, réunion de travail, cours de formation complémentaires notamment en langues).
L’accueil du visiteur étant un élément primordial de la gestion des musées. Ainsi que la satisfaction du visiteur qui doit vivre une expérience nouvelle lors de sa visite.

Cédric : Être passionné par son travail aide à la création et à l’innovation. Le fait de « s’amuser » dans son travail se ressent certainement dans l’évolution d’une entreprise. Une bonne gestion des coûts d’exploitation, le coût du personnel notamment et des campagnes de promotion et de marketing est indispensable, vitale même pour la rentabilité des musées privés non subsidiés.
Nous favorisons la formation du personnel tant en interne qu’en externe (cours de langues, gestion approche client, leadership pour certains). Et nous formons le personnel à être flexible et polyvalent, ce qui a un effet bénéfique sur la solidarité entre les membres des différentes équipes.

Le digital a-t-il modifié votre vision d’entrepreneur ? Comment ?

Eddy : Un musée est visité par des personnes d’âges très différents, dont les intérêts sont divergents et dont la culture est différente. Il faut donc que le musée ait été conçu pour que presque tous les visiteurs y trouvent un intérêt. C’est évidemment très difficile à réaliser.
Deux moments importants de la visite d’un client sont l’arrivée et le départ. Nous essayons donc que l’accueil soit de qualité et que la visite se termine par une démonstration et dégustation qui doivent laisser un excellent souvenir. L’idéal étant que le visiteur ait pu vivre quelque chose de particulier tout au long de la visite et qu’il sorte du musée avec un vécu dont il se souviendra.

Cédric : Le digital a fait évoluer non seulement la conception de nos musées, mais aussi leur promotion.
Au niveau conception, nous avons évolué d’un musée de collectionneur (qui montre toutes les pièces de sa collection et informe par des panneaux de texte) vers un musée plus interactif avec moins d’objets montrés dont seulement quelques-uns mis en exergue, avec des écrans et des audioguides pour informer.

Quels sont les outils de communication que vous utilisez pour vos musées ?

Eddy : Nous utilisons la plupart des moyens de promotion existants… Annonces dans les guides imprimés, présence avec des dépliants dans les hôtels, offices de tourisme, lors de certains salons professionnels et/ou de tourisme, Website, Facebook, You-tube mais aussi  les Relations Presse & Publics avec l’Agence Boracay qui nous crée des événements médiatiques pour le Musée Choco-Story de Paris.

Cédric : Nous constatons que de plus en plus de touristes préparent leur voyage en consultant les sites des endroits qu’ils vont visiter. Le website, Facebook et You-tube sont des moyens d’information et de communication dont l’importance va grandissante et cela de façon très rapide.
Les jeunes d’aujourd’hui formés à ces technologies seront les adultes de demain.

Quelles sont vos ambitions pour vos musées ?

Eddy & Cédric : Nos musées ont une mission d’informer le public. Mais aussi de conservation de traditions et d’objets. Chaque année, nous éditons un livre sur un sujet spécifique afin d’en préserver la connaissance pour les générations à venir (Les Indiens Kunas du Panama, Les Mayas, L’histoire du bonbon chocolaté de 1912 à 2012, la production artisanale de chocolat de 1600 à 1800 (à paraître). Notre ambition est avant tout de bien développer les divers musées que nous avons.
Nous cherchons à diversifier notre présence vers d’autres pays afin d’être moins dépendant des aléas touchant le tourisme dans les pays d’origine.

Avez-vous un rôle engagé auprès de jeunes entreprises, mouvements politiques, associations caritatives… ?

Eddy : Nous n’avons pas d’engagement ni d’actions politiques ou jeunes entrepreneurs.
Par contre nous avons un petit « fonds de développement du cacao » au travers duquel nous aidons des projets et initiatives des producteurs de cacao dans divers pays du sud.

Votre conseil à une start-up, à des futurs chefs d’entreprises ?

Eddy : Avant tout être sûr de sa détermination et volonté de réussir, plus que de croire dans son idée, car elle peut ne pas être bonne ou devoir être adaptée.
Etablir un budget de vente réaliste, ne pas rêver. Donc avoir une image plutôt pessimiste que trop optimiste. Ne pas sous-estimer les frais, ni leur augmentation constante. Peut-être aussi est-ce mieux d’acquérir quelques années d’expérience dans la gestion d’une entreprise, la production et la vente avant de se lancer. Vendre de la qualité avant tout, plutôt que le prix.

Cédric : Dans le cas d’une association le choix du partenaire est essentiel. Peu de joint-ventures réussissent. L’incompatibilité peut exister dès le départ et il est dommage qu’elle n’ait pas été décelée, mais elle peut aussi se développer dans le temps. Si le choix d’un partenaire est important, il faut aussi mettre tout en œuvre pour que le partenariat réussisse. Néanmoins, la définition d’une clause de séparation est utile en cas de rupture.
Un projet doit être viable en soi. Le concevoir autour de subsides serait une erreur car ceux-ci peuvent s’altérer au fil du temps et des politiques menées. Le subside, s’il est obtenable, devrait être un « nice to have » et pas un « must » pour que le projet soit viable.

[Question pour se détendre]  Vos passions à chacun ?

Eddy :  Un de mes passe-temps favori est évidemment la collection d’antiquités. Encore rarement un luminaire ancien par manque de place au musée Lumina à Bruges. Mais plus fréquemment des pièces anciennes en relation avec le cacao et le chocolat. Et de temps à autre un coup de pêche à la truite ou au saumon. Mais en « catch and release », donc en relâchant le poisson après capture.

Cédric : Je suis passionné de jeux de stratégie. J’ai commencé à jouer aux échecs assez jeune. Je suis ensuite passé par les jeux de plateaux, les jeux de carte ou les jeux vidéo. Ce qui me plait particulièrement c’est de limiter le facteur chance en utilisant la meilleure stratégie. C’est un hobby qui peut parfois occuper pas mal de mon temps mais j’ai heureusement la faculté de ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil.

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